Boombass refait danser Cassius : best-of posthume en hommage à Zdar, avec 23 titres dont un inédit

"À un moment, je me suis demandé si j'étais encore capable de faire de la musique" : Boombass refait danser Cassius avec un best-of
          Hubert Blanc-Francard, moitié du duo Cassius, propose la première compilation du groupe mythique de la French Touch. Cet album posthume, hommage à Philippe Zdar, est composé de 23 titres, dont un inédit.

Hubert Blanc-Francard, l’un des membres du duo Cassius, a sorti la toute première compilation du groupe emblématique de la French Touch. Ce projet, qui rend hommage à Philippe Zdar, est un album posthume qui regroupe 23 titres, parmi lesquels figure une chanson inédite.

Après le deuil, la passion demeure…

Hubert Blanc-Francard, la moitié du célèbre duo Cassius, figure emblématique de la French Touch des années 90 et 2000, a décidé de relancer le groupe cinq ans après le décès de son ami Philippe Zdar. Pour célébrer cette renaissance, il sort le premier best of du groupe, mettant en lumière l’éclectisme et l’émotion qui ont toujours caractérisé Cassius.

Le 19 juin 2019, l’annonce tragique de la mort de Philippe Zdar a plongé ses proches dans une profonde tristesse. Pendant cinq longues années, Hubert Blanc-Francard, alias Boombass, a pleuré la perte de son ami et compagnon de musique. Puis, le 8 septembre dernier, il a décidé de reprendre le flambeau de Cassius pour participer à la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques.

Le « deuil » du groupe

La lumière a peu à peu refait surface, incitant Hubert Blanc-Francard à sortir le premier best of de Cassius. Il confie : « La première chose que j’ai ressentie, c’est la perte de mon meilleur pote. Donc je ne me suis pas posé de question, autre que d’encaisser le truc. Et puis, après, j’ai réalisé que ça englobait aussi ce qu’on faisait au-delà. En plus d’être meilleurs potes, on était aussi collègues quelque part et on faisait de la musique. Tout d’un coup, j’ai eu un deuxième deuil à affronter : celui du groupe. Et même, à un moment, je me suis demandé si j’étais encore capable de faire de la musique. »

Le brillant ingénieur du son, véritable architecte de la musique urbaine des années 90, ajoute : « Ça me met dans un drôle d’état. Et puis, ça ne peut pas s’arrêter comme ça non plus. Ce n’est pas une séparation, ce n’est pas du genre : arrêtons là ! En fait, c’est la vie qui a arrêté pour nous. »

« Le vrai problème, ce sont les souvenirs »

Hubert Blanc-Francard évoque les discussions qu’il avait avec Philippe Zdar à propos de ce best of. Les titres retenus reflètent la diversité et l’audace des deux musiciens. Il partage : « J’ai quand même écouté le best of avant de le sortir… Et en fait, on partait dans tous les sens ! Ça nous a souvent joué des tours en DJ, parce que les programmateurs se demandaient si on allait jouer de la house de ouf à 3h du mat’. Entre de la pop et de la techno, il y a cette marge et ça correspond à notre culture, en fait. »

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Parmi les nombreux tubes de Cassius, on retrouve notamment « Dinapoly », jamais sorti sur les plateformes de streaming. Hubert Blanc-Francard confie : « Le vrai problème, ce sont les souvenirs quand tu te tapes un truc difficile dans ta vie. La vraie douleur vient de là. Il n’y a rien de plus terrible car on ne partage pas ça. Tu gardes ta noirceur. Et le jour où il y a du soleil, tu le vois, et il fait beau. Là, je suis dedans : il fait beau ! »

Désormais, Boombass prévoit de conserver le nom de Cassius pour créer un collectif autour de lui, collaborant avec divers artistes invités. Cette renaissance émouvante représente un nouveau chapitre pour un artiste et un homme qui ont surmonté de nombreuses épreuves.

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