Avenir des créateurs de musique menacé par l’IA générative : étude prévoit baisse des revenus d’ici 2028

Quel avenir pour les créateurs de musique face à l’intelligence artificielle générative ?
          Le monde de la musique n’échappe pas à la déferlante d’outils d’intelligence artificielle générative. Les revenus des créateurs sont en danger à l'horizon 2028, estime une étude récente.

Une étude récente met en lumière l’impact croissant des outils d’intelligence artificielle générative sur l’industrie musicale. Selon cette étude, les revenus des artistes pourraient être sérieusement menacés d’ici 2028. En effet, la prolifération de ces outils pourrait entraîner une banalisation de la musique créée par des humains, au profit de compositions générées de manière automatisée. Cette tendance soulève des inquiétudes quant à la pérennité des métiers de la musique et à la valorisation du travail des artistes. Les professionnels du secteur devront donc s’adapter à cette évolution technologique et repenser leur approche pour continuer à tirer leur épingle du jeu dans un paysage musical en constante mutation.

Les créateurs de musique menacés par l’intelligence artificielle en 2028

Une étude commandée par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et de compositeurs met en garde contre une possible amputation sévère des revenus des créateurs de musique en 2028.

Impact de l’intelligence artificielle sur la création musicale

Depuis un an, des outils d’intelligence artificielle générative accessibles au grand public, tels que Suno et Udio, ont bouleversé le monde de la création musicale. Ces outils sont capables de générer de la musique ou des chansons complètes à partir d’un prompt en moins de 30 secondes, avec des résultats parfois impressionnants. Le succès de ces outils a été immédiat, avec Suno comptant déjà 12 millions d’utilisateurs dans le monde en juillet.

Selon le cabinet PMP Strategy, les musiques générées par intelligence artificielle pourraient potentiellement remplacer une partie du marché des musiques créées par des humains, impactant ainsi les revenus des créateurs traditionnels.

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La cannibalisation du marché musical

Une des manières dont cette cannibalisation pourrait s’opérer est à travers le streaming musical. Suno et Udio pourraient évoluer en plateformes de streaming, tandis que des plateformes existantes comme Deezer ou Spotify pourraient permettre à leurs utilisateurs de créer et partager leur propre musique. Si une part des revenus va aux œuvres générées par l’IA, cela signifie moins de revenus pour les compositeurs humains.

L’étude met en lumière un risque particulièrement élevé concernant les playlists d’ambiance et les musiques d’habillage utilisées dans divers médias, qui pourraient être remplacées par des musiques générées par l’IA.

Les pertes de revenus pour les créateurs de musique humains

Selon l’étude, les revenus des créateurs de musique humains pourraient chuter d’un quart en 2028, avec une perte annuelle estimée à 4 milliards d’euros. Cette baisse s’explique en partie par le fait que les fournisseurs d’IA générative s’inspirent d’œuvres humaines sans autorisation ni rémunération, et par la concurrence déloyale que représente la musique créée par l’IA.

Constance Hermann Follain, directrice juridique de la CISAC, souligne que l’existence d’une profession dépend directement de sa rémunération, et appelle les gouvernements à modifier rapidement le cadre réglementaire pour protéger les droits des créateurs de musique.

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