La Commission européenne a récemment approuvé la proposition visant à réduire le niveau de protection des loups, passant ainsi d’une protection stricte à une protection simple. Cette décision ouvre la voie à la possibilité d’autoriser l’élimination de ces animaux dans les régions où leur population est considérée comme excessive. Cette mesure pourrait notamment concerner le Jura, où les loups sont accusés de s’attaquer aux troupeaux de vaches, causant des dommages aux éleveurs locaux.
Le calvaire des éleveurs face aux attaques de loups dans le Jura
Dans le cœur du Jura, un vaste territoire de forêts et de pâtures est le théâtre d’un drame pour les éleveurs laitiers. Il y a quelques semaines, Julien Letoublon a fait une découverte déchirante dans un pré de Mouthe (Doubs) : l’un de ses veaux a été retrouvé mort, attaqué par des loups. Une semaine plus tard, un second veau a subi le même sort sur un autre pâturage. Pour Julien, perdre une bête de cette manière est une épreuve morale difficile à surmonter, car ces animaux ne sont pas juste des numéros mais ont des noms et une histoire.
Une recrudescence des attaques de loups dans le Doubs en 2024
Au fil des trois dernières années, les attaques de loups se sont multipliées dans la région, avec pas moins de 15 bovins tués par des loups en 2024, comme l’ont révélé des caméras installées près des pâtures. Cette situation a bouleversé la région d’AOP Comté, où les troupeaux évoluent en liberté. Malgré les rondes de nuit effectuées par Loïc Scalabrino, cela ne suffit plus pour protéger les bêtes. En collaboration avec l’Agence régionale de biodiversité, des systèmes de protection tels que des colliers anti-loup ou des clôtures électrifiées sont testés.
Dans 17 communes, les conditions de tir du loup ont été assouplies pour une expérimentation temporaire. Il y a deux ans, Claire Guyon a opté pour l’acquisition d’un chien de protection pour surveiller son troupeau jour et nuit, une méthode qu’elle estime être la plus efficace.
Parmi les nombreuses sources mobilisées pour faire face à ce problème, on retrouve le Gouvernement, les aides contre la prédation, la Préfecture du Doubs, l’Agence régionale de la biodiversité de Bourgogne-Franche-Comté, les syndicats agricoles (Fdsea, Jeunes agriculteurs, Confédération Paysanne), la Chambre d’agriculture du Doubs, ainsi que des associations de défense de la nature (Férus, LPO, France Nature Environnement, Le Pôle Grands Prédateurs). Une liste non exhaustive des acteurs mobilisés dans la lutte contre les attaques de loups.




