Malgré les difficultés rencontrées en raison du conflit en cours dans leur pays, les sportifs ukrainiens ont confirmé leur participation aux Jeux olympiques. Ils font preuve d’une grande détermination et continuent de s’entraîner avec acharnement en dépit des circonstances difficiles.
La lutte des sportifs ukrainiens pour les Jeux Olympiques de Paris
À Kiev, en Ukraine, c’est une tout autre bataille qui se joue pour les sportifs ukrainiens. Igor Radivilov, gymnaste médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, s’entraîne intensément à cinq mois des JO de Paris. À 28 ans, il espère décrocher une dernière médaille pour sa ville de Marioupol, actuellement sous occupation russe, et pour sa famille restée sur place. Il confie que la situation reste difficile psychologiquement, surtout pendant les attaques nocturnes.
Andriy Krylyuk, le directeur du centre sportif, veille attentivement à la préparation des athlètes. Au début de la guerre, le complexe a servi de refuge pour les sportifs et leurs proches, le cheval d’arçon étant même utilisé pour des démonstrations d’armes à feu. Il affirme que hisser le drapeau ukrainien à Paris cet été serait une véritable victoire pour eux et pour tout le pays.
Une mobilisation autour d’une icône nationale
Pour maximiser leurs chances de succès, les autorités ont fait appel à une figure emblématique du pays, qui avait initialement prévu de se retirer : Jean Beleniuk. Après avoir remporté une médaille d’or il y a quatre ans, ce lutteur s’est lancé dans une carrière politique en devenant député au sein du parti du président Volodymyr Zelensky.
Aux Jeux Olympiques de Paris, les athlètes ukrainiens se présenteront donc comme les porte-parole d’une nation attaquée. Ils concourront en hommage aux 400 sportifs décédés au combat, lors des bombardements ou ayant renoncé à leurs rêves sportifs par patriotisme.




