Florent Benoît, maire d’une commune où résident de nombreux travailleurs transfrontaliers, exprime des préoccupations quant à la situation de déséquilibre qui règne sur son territoire. Il souligne notamment le problème lié à l’indemnisation du chômage de ces travailleurs, qui est prise en charge par la France. Cette question fait actuellement l’objet de discussions et de négociations entre les partenaires sociaux, notamment en ce qui concerne les règles de l’assurance chômage. Le maire déplore cette situation qui impacte directement sa commune et appelle à une réflexion collective pour trouver des solutions équitables pour tous.
Travailler en complémentarité pour un partage de l’effort
Florent Benoît, président de la Communauté de communes du Genevois et maire de Vulbens (Haute-Savoie), met en avant la nécessité de travailler en complémentarité pour un partage de l’effort. Il souligne que ce n’est pas seulement à la France de prendre en charge le matelas social, notamment pour les nombreux transfrontaliers qui résident dans sa commune et qui traversent la frontière avec la Suisse pour aller travailler.
« Retravailler » les règles d’indemnisation des transfrontaliers
Florent Benoît souligne un réel déséquilibre sur le territoire, expliquant qu’il est difficile de recruter autant dans les entreprises que dans les collectivités du côté savoyard. En Haute-Savoie, environ 10 000 chômeurs frontaliers sont indemnisés en moyenne 300 jours avec une indemnité versée à 57% de leur dernier salaire brut. Cette situation crée une disparité par rapport aux salariés français au chômage, qui ne bénéficient pas des mêmes règles d’indemnisation.
Le maire de Vulbens propose de revoir les règles d’indemnisation en travaillant sur la question du droit européen, afin que le pays dans lequel les travailleurs cotisent soit celui qui les indemnise. Il souhaite ainsi aller plus loin que l’offre mise en place par le président Sarkozy, pour rétablir un équilibre plus juste.
Les mesures envisagées pour l’assurance-chômage
La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, souhaite modifier un paramètre dépendant de la France pour redéfinir la notion d’offre raisonnable d’emploi. Cette mesure vise à empêcher les salariés frontaliers au chômage de refuser des offres d’emploi dont le salaire est inférieur à leur ancienne rémunération.
Ces changements pourraient avoir un impact positif sur les comptes de l’Unédic, dont les prévisions pour la période 2024-2027 ont été présentées. Malgré une augmentation des recettes et une baisse des dépenses, la dette de l’organisme devrait atteindre plus de 44 milliards d’euros en 2027. Cette situation est notamment liée aux importants prélèvements de l’État.




