Le 16 novembre, à son retour de France, l’écrivain résidant en Algérie a été arrêté. Depuis ce jour, sa famille et ses amis restent sans aucune information sur sa situation.
Depuis une semaine, la disparition de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal inquiète ses proches. Selon plusieurs médias français, il aurait été arrêté à l’aéroport d’Alger en provenance de France le samedi 16 novembre. L’agence gouvernementale algérienne APS a confirmé cette arrestation. Emmanuel Macron s’est montré préoccupé par cette situation. Son éditeur, Gallimard, a exprimé sa vive inquiétude et a appelé à sa libération immédiate sur les réseaux sociaux.
Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de La Revue politique et parlementaire, a donné l’alerte sur les réseaux sociaux jeudi matin, indiquant qu’ils étaient sans nouvelles de Boualem Sansal depuis son arrivée à Alger. Le magazine Marianne a confirmé cette interpellation à l’aéroport de la capitale algérienne. Le Monde rapporte que l’écrivain de 75 ans aurait été interpellé par des membres de la direction générale de la sécurité intérieure algérienne et devrait être présenté devant le procureur de la République.
Emmanuel Macron s’est dit très préoccupé par la disparition de l’écrivain et a affirmé que les services de l’État étaient mobilisés pour clarifier sa situation. D’autres responsables politiques français ont également réagi, appelant à la libération de Boualem Sansal. La Ligue des droits de l’homme et l’éditeur Gallimard ont exprimé leur inquiétude, soulignant que l’épouse de l’écrivain était gravement malade et hospitalisée en France.
Les raisons de l’arrestation de Boualem Sansal restent floues. Selon certaines sources, elle pourrait être liée à des propos qu’il aurait tenus dans une interview à un média français d’extrême droite. Il était déjà dans le collimateur des autorités algériennes en raison de ses prises de position critiques envers le régime. Pourfendeur de l’islamisme, ses écrits ont suscité la controverse en Algérie, notamment après une visite au Salon du livre de Jérusalem en 2011.
Ce contexte intervient dans un climat diplomatique tendu entre la France et l’Algérie. Les relations entre les deux pays se sont compliquées après la décision d’Emmanuel Macron d’appuyer le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, ce qui a provoqué la colère des autorités algériennes. Certains craignent que l’arrestation de Boualem Sansal ne devienne un symbole politique des tensions entre les deux nations.




