La ministre de l’Agriculture doit encore traiter plusieurs sujets sensibles, certains ayant été retardés en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale, puis par le rejet du gouvernement Barnier.
Le maintien d’Annie Genevard à la tête du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Les agriculteurs peuvent souffler, car le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a été reconduite à son poste par François Bayrou le 23 décembre. Cette reconduction s’accompagne de nombreux défis à relever, dans un contexte de crise agricole en France.
Pour la FNSEA et Jeunes agriculteurs, deux syndicats agricoles majeurs, cette reconduction est cruciale pour assurer une continuité sur les dossiers agricoles en cours. Ils saluent la prise en compte de l’urgence de la situation et des attentes des agriculteurs, espérant que la ministre honore les engagements pris envers le monde agricole depuis plus d’un an.
La FNSEA, premier syndicat agricole français, avait récemment appelé les députés à ne pas voter la censure du gouvernement, afin de garantir les promesses faites aux agriculteurs. Ils attendent notamment un budget de près de 400 millions d’euros pour répondre aux besoins du secteur.
Réforme des retraites, fièvre catarrhale ovine, Mecosur…
La FNSEA insiste sur l’importance de remettre certaines mesures dans le futur projet de loi de finances, telles que la pérennisation de la taxe à taux réduit sur le gazole non routier utilisé par les engins agricoles. Ils rappellent également la nécessité de réformer les retraites agricoles pour un calcul sur les 25 meilleures années.
D’autres sujets sont également à l’ordre du jour, comme le projet de loi d’orientation agricole, bloqué depuis la dissolution de l’Assemblée nationale. Les agriculteurs attendent également des mesures d’indemnisation pour les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine.
Enfin, la France s’oppose au projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur en Amérique du Sud, considéré comme défavorable pour les agriculteurs européens. Malgré la fin des négociations actée par Bruxelles, la France tente de bloquer la signature définitive de cet accord. Les syndicats agricoles demandent des actions concrètes dans ce contexte tendu, à l’approche du Salon de l’Agriculture.




