Production insuffisante de munitions pour Kiev malgré hausse en Europe

Guerre en Ukraine : pourquoi l'Europe n'arrive-t-elle pas à produire assez de munitions pour Kiev ?
          Malgré une hausse de 20 à 30% de la production des usines européennes d'armement en moins d'un an, les livraisons de munitions occidentales à Kiev ne rattraperont pas en 2024 le rythme des approvisionnements de Moscou pour l'armée russe, selon le ministère de la Défense estonien.

Selon les informations fournies par le ministère de la Défense estonien, malgré une augmentation significative de la production des usines européennes d’armement, les livraisons de munitions à Kiev ne parviendront pas à égaler celles de Moscou pour l’armée russe d’ici 2024. En effet, la production a augmenté de 20 à 30% en moins d’un an, mais cela ne suffira pas à combler le fossé avec les approvisionnements russes. Cela met en lumière la supériorité de la Russie en termes de capacités de production et d’approvisionnement en armes, soulignant les défis auxquels l’Ukraine et ses alliés occidentaux sont confrontés dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles.

L’Union européenne en retard sur les livraisons d’obus promis à l’Ukraine

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a exprimé sa déception quant au retard dans les livraisons d’obus promis par l’Union européenne. Sur un million d’obus annoncés, seulement 30% ont été livrés au lieu des 50% prévus. Cette situation inquiète Kiev alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année. Les Vingt-Sept avaient promis de fournir un million de munitions avant la fin du mois de mars, mais il semble aujourd’hui impossible de tenir cette promesse, avec seulement 52% des obus devant être livrés à Kiev selon Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne.

À LIRE  Plainte de la préfète des Landes contre la Coordination rurale suite aux actions des agriculteurs à Mont-de-MarsanLa préfète des Landes a décidé de déposer plainte contre la Coordination rurale après les actions de colère menées par des agriculteurs à Mont-de-Marsan. Selon elle, la ligne rouge a été franchie lorsque les agriculteurs ont délibérément mis le feu dans l'enceinte de la DDTM alors que des agents y travaillaient.Ces actions de protestation ont suscité l'indignation des autorités, qui condamnent fermement ce type de comportement. La préfète a souligné que de tels actes ne peuvent être tolérés et qu'ils mettent en danger la sécurité des personnes présentes sur les lieux.La Coordination rurale, de son côté, a justifié ces actions en affirmant qu'elles étaient le résultat du désespoir des agriculteurs face à la crise que traverse le secteur agricole. Selon le syndicat, les agriculteurs se sentent abandonnés par les pouvoirs publics et n'ont d'autre choix que de manifester leur mécontentement de cette manière.Face à cette situation, la préfète a rappelé que le dialogue est essentiel pour résoudre les problèmes et a invité la Coordination rurale à s'engager dans des discussions constructives pour trouver des solutions. Elle a également promis que la plainte déposée ne resterait pas sans suite et que des mesures seraient prises pour punir les responsables de ces actes de violence.

Les défis de l’industrie européenne face à une guerre de haute intensité

La course à l’armement entre l’Union européenne et la Russie met en lumière les limites de l’industrie européenne en termes de production de munitions. Les entreprises européennes ne sont pas préparées à répondre à une demande aussi importante et rapide. Ces capacités industrielles ont été réduites au fil des années, ne répondant qu’aux besoins des armées engagées dans des conflits asymétriques à l’étranger. Les chaînes d’approvisionnement sont mises à rude épreuve, avec des pénuries de matières premières essentielles comme la poudre, les acides, les explosifs, et la potasse.

Les industriels en attente de commandes fermes

Malgré les efforts pour augmenter la production de munitions en Europe, les livraisons actuelles ne suffiront pas à répondre à la demande croissante des forces armées russes. Les industriels européens attendent des commandes fermes et une visibilité sur les contrats pour investir dans de nouvelles lignes de production. Les crédits alloués aux munitions dans la loi de programmation militaire pourraient offrir cette garantie de visibilité aux fabricants.

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