En exploitant le réseau satellite Copernicus, des experts en cartographie parviennent à recenser les bâtiments détruits, lesquels peuvent atteindre jusqu’à 80% des habitations dans certaines villes. Ce taux, jugé extrêmement élevé par l’un des experts en gestion des catastrophes, démontre l’ampleur des dégâts causés par les sinistres.
Le cyclone Chido à Mayotte : un archipel dévasté vu du ciel
Après le passage du cyclone Chido à Mayotte, les communications restent difficiles à rétablir. Cependant, les images capturées par le réseau satellite Copernicus permettent de comprendre l’étendue des dégâts. Les ingénieurs du Sertit, laboratoire de recherche de l’université de Strasbourg, ont pu étudier ces images avant et après la catastrophe pour dresser une cartographie de l’archipel dévasté.
Sur ces images, on peut voir que de nombreuses constructions à Mamoudzou ont été entièrement détruites, tandis que les écoles ont résisté et peuvent accueillir des réfugiés. À Kawéni, un bidonville a été entièrement rasé, touchant près de 2 000 maisons et 12 écoles, avec 80% des bâtiments détruits.
Une vue d’ensemble difficile à obtenir depuis le terrain
Les infrastructures ont également été fortement endommagées, avec la barge reliant le port de Mamoudzou à l’île de Petite-Terre emportée, et les pontons du port de plaisance dispersés en mer. Les ingénieurs du Sertit travaillent sans relâche pour analyser les dégâts et orienter au mieux les opérations de secours.
Selon Jérôme Maxant, l’un des ingénieurs du Sertit, le niveau de dégâts est impressionnant et compliqué à évaluer depuis le terrain. Les images satellite permettent de localiser précisément les destructions, facilitant ainsi l’organisation des secours et la priorisation des zones sinistrées.
Il est crucial de coordonner les efforts de secours pour venir en aide aux populations touchées par le cyclone Chido à Mayotte.




