La majorité des sportifs français ayant remporté des médailles ont avoué ressentir de la solitude, de la tristesse voire même de la déprime, malgré l’effervescence suscitée par l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 qui s’est maintenant estompée.
Les médaillés français de Paris 2024 se retrouvent une fois de plus, cette fois à Tignes, en Savoie, loin de la capitale. Ils participent aux Etoiles du sport, un événement qui permet aux jeunes espoirs de bénéficier de l’expérience de leurs aînés, des champions olympiques et paralympiques.
Cependant, quelques mois après les Jeux, l’enthousiasme est retombé. En effet, 90% des médaillés français de Paris 2024 ont avoué ressentir de la solitude, de la tristesse et de la déprime. Cette tendance affecte particulièrement les champions olympiques, mais elle est encore plus prononcée chez les athlètes paralympiques. En plus de la diminution de l’engouement, ils voient également les subventions et les sponsors disparaître.
Nélia Barbosa, vice-championne paralympique de canoë, en est un exemple. Elle a été confrontée à cette déprime brutalement après les Jeux, au point de consulter un psychologue. Selon elle, les attentes envers les athlètes sont énormes et il est difficile d’être à 100% tout le temps. Elle explique : « On est des êtres humains et on a des failles. »
Antoine Praud, médaillé de bronze en para-athlétisme, a lui aussi eu du mal à reprendre une vie normale après les Jeux. Il décrit cette sensation de nostalgie en disant : « On sentait vraiment qu’il y avait une ‘atmosphère Jeux’ et tout à coup, il n’y a plus ça et tu es à moitié en manque : ‘Redonnez-moi ça, c’était trop bien, tout le monde était souriant et joyeux’. » Il ajoute que la déprime survient en réalisant que les Jeux sont finis et qu’il faudra attendre quatre ans pour revivre une telle expérience.
Cette déprime est accentuée par la perte de sponsors, qui touche la plupart des athlètes paralympiques. Malgré tout, Nélia Barbosa et Antoine Praud ont pour objectif de décrocher de nouvelles médailles dans quatre ans, à Los Angeles.




