Signalements d’Éric Métayer : le combat de Laurence pour sauver sa nièce de la maltraitance

"Signalements" d’Éric Métayer : l’histoire vraie d’une femme pour sortir sa nièce de la maltraitance de ses parents
          À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfants, France 2 retrace mardi en prime time le combat de Laurence Brunet-Jambu contre les autorités pour sauver Karine. Un téléfilm révoltant.

France 2 diffusera en soirée un programme spécial à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant. Ce programme mettra en lumière le combat de Laurence Brunet-Jambu pour sauver Karine, une histoire poignante qui ne laissera personne indifférent. Ce téléfilm soulève des questions importantes sur les droits des enfants et la lutte contre les autorités, offrant une réflexion profonde sur la justice et l’humanité. Une soirée télévisée à ne pas manquer pour sensibiliser le public à cette cause essentielle.

La lutte contre la maltraitance des enfants, une cause qui touche Éric Métayer

La maltraitance des enfants est un sujet qui touche particulièrement Éric Métayer. Il avait déjà réalisé le film « Les Chatouilles » en 2018 avec la comédienne Andréa Bescond. Cette fois-ci, son téléfilm, diffusé mercredi 20 novembre à 21h05, est inspiré du livre de Laurence Brunet-Jambu coécrit en 2019 avec sa nièce Karine, victime de privations, de coups, d’insultes de la part de ses parents et de viol de la part d’un ami de la famille. L’ouvrage relate ce à quoi l’enfant a été confrontée, mais aussi l’action de sa tante pour la sortir de cet enfer face à l’indifférence, voire l’hostilité de certaines personnes de l’aide sociale à l’enfance, de la police, de la justice et de sa propre famille. « Plus je faisais de signalements, plus j’étais la sorcière puisque tout le monde m’appelait comme ça, raconte Laurence Brunet-Jambu, j’étais nommée comme ça par ses géniteurs, par la justice ». L’empêcheuse de tourner en rond a même été placée en garde à vue et a « subi un rappel à la loi », se souvient-elle. « On m’a obligée à signer une lettre d’excuses, poursuit-elle, tant pour le violeur que pour les parents de Karine et « je devais demander pardon à la justice pour tous les problèmes que j’avais suscités ».

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La nécessité d’avancer malgré les épreuves

« L’ouverture à la parole est faite », selon Éric Métayer, mais est-elle vraiment entendue ? « Si vous ne l’écoutez pas et s’il n’y a pas d’agissements, on n’en sortira pas », prévient-il. « C’est gangréné de partout, c’est un truc à prendre à bras le corps », selon lui et pour se faire, ce sont les jeunes qui peuvent s’emparer de la question. Pour Laurence Brunet-Jambu, il faut mieux regarder les enfants. « Ça se voyait que Karine était en souffrance et malheureusement, les institutions n’ont rien vu », dit-elle.

« On ne fait pas assez attention à comment les enfants se comportent, comment on les regarde. Il n’y a pas que la parole, il y a aussi ce qu’ils sont. » – Laurence Brunet-Jambu, auteure, à franceinfo

Aujourd’hui, Karine va bien et est devenue entre-temps, elle-même maman d’une petite fille, « la plus belle chose qui lui soit arrivée dans sa vie », comme le rapporte Laurence Brunet-Jambu, qui a fait de Karine son sixième enfant en l’adoptant en 2016. Aller de l’avant, c’est le message de cette enfant si longtemps maltraitée qui a décidé de prendre son bonheur à bras le corps. « J’ai réussi à mettre ça derrière moi, je ne l’oublierai jamais, jamais. Mais c’est derrière moi et j’avance. Il faut avancer ».

Après le téléfilm « Signalements » diffusé, mercredi 20 novembre à 21h05 sur France 2, Carole Gaessler animera un débat intitulé : « Comment protéger les enfants en danger ? »

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