Intempéries : Récoltes compliquées pour les agriculteurs, déplore la FNSEA

"L'hectare peut valoir 100 fois plus cher quand ce sont des terrains constructibles" : en hausse constante, le prix des terres agricoles connait de fortes disparités selon les régions
          Déterminant quand un jeune agriculteur veut s'installer, le prix de ces terres agricoles peut varier du simple au quadruple selon l'emplacement.

Selon le vice-président de la FNSEA, la situation des récoltes est extrêmement difficile.

Les effets dévastateurs des intempéries sur l’agriculture française

« Les conséquences sont très importantes », déplore Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, alors que la France est confrontée à de nouvelles alertes météo sur neuf départements pour des risques d’orages, de pluies-inondations et de crues. Cette situation préoccupe grandement les agriculteurs, dont fait partie Luc Smessaert, qui souligne une météo exceptionnellement pluvieuse depuis le mois d’octobre 2023. Les récoltes sont fortement impactées, en particulier le maïs qui a subi des dommages importants à la suite de la tempête Kirk en Vendée.

Des conséquences sur les cultures et les récoltes

Outre les dégâts sur les cultures actuelles, les conditions météorologiques défavorables retardent également les semis pour les prochaines récoltes. Les agriculteurs ne sont parvenus qu’à réaliser entre 5 et 10% des semis de blé prévus à cette période, contre 50% habituellement. De même, les récoltes de maïs-grain ne représentent que 10% du total habituel, avec en prime des coûts supplémentaires liés au séchage. La viticulture est également touchée, avec des pertes estimées à environ 22-23%, sans espoir de compenser avec les cultures d’automne.

Cette situation engendre un stress important pour les agriculteurs, qui redoutent les conséquences sur leur activité et sur le bien-être de leurs animaux, notamment ceux se trouvant dans des pâtures inondées. Les pertes financières s’annoncent conséquentes, avec une estimation de l’ordre de 20-25% du chiffre d’affaires habituel. Face à cette situation critique, Luc Smessaert appelle l’État à intervenir en proposant des mesures de soutien, notamment des prêts garantis, pour éviter que les agriculteurs ne se retrouvent dans une situation de précarité extrême.

Retour en haut