Les employés du site de production du Doliprane à Lisieux dans le Calvados ont déclenché une grève suite à l’annonce de discussions entre la société française Sanofi et un fonds d’investissement américain.
« Il est temps que les ministres arrêtent d’être complices de la direction de Sanofi »
Frédéric Debève, délégué syndical central CGT chez Opella Healthcare International (OHI), la filiale de Sanofi spécialisée dans la production du Doliprane, a exprimé son mécontentement sur franceinfo le lundi 14 octobre. Il a déclaré que les ministres de l’Economie et de l’Industrie, Antoine Armand et Marc Ferracci, se trouvaient à Lisieux (Calvados) sur le site de production du Doliprane, et qu’il attendait d’eux qu’ils cessent d’être complices de la direction de Sanofi.
Les salariés de l’usine ont été appelés à faire grève ce lundi suite à l’annonce, le 10 octobre, de l’ouverture de négociations entre la direction de Sanofi et un fonds d’investissement américain pour la vente d’une partie d’Opella.
« Nous voulons que le Doliprane reste français »
Frédéric Debève affirme que la venue des ministres n’a pas modifié la détermination des salariés : « Nous avons lancé l’alerte depuis longtemps. Il aurait fallu agir bien avant. » Cependant, le délégué CGT espère que les deux ministres prendront leurs responsabilités et agiront en conséquence. « Nous nous battons pour notre usine, pour le Doliprane. Nous voulons qu’il reste français », prévient Frédéric Debève.
Le représentant syndical met en garde contre le fait que ce n’est pas seulement le Doliprane qui est en danger. Selon lui, la recherche et le développement sont également menacés.
« Ils détruisent tout. La casse sociale chez Sanofi est généralisée », s’inquiète Frédéric Debève. Le syndicaliste aimerait donc que les ministres se battent pour tous ces enjeux.




