Blocage des ports et aéroports en Corse par salariés CCI après assemblée générale mouvementée.

Les ports et aéroports de plusieurs villes de Corse bloqués jeudi après-midi par des salariés de la CCI
          Ce mouvement syndical intervient à la suite d'une assemblée générale houleuse de la CCI, jeudi matin, au palais des congrès d'Ajaccio.

Suite à une réunion tumultueuse de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) qui s’est déroulée jeudi matin au palais des congrès d’Ajaccio, un mouvement syndical a été lancé.

Un mouvement social paralyse les ports et aéroports de Corse

Les salariés des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) de Corse ont lancé un mouvement spontané qui a paralysé les ports et aéroports de plusieurs villes de l’île, dont Bastia, Calvi, Ajaccio, Figari et Porto-Vecchio. Selon les informations de France Bleu RCFM, cette action a débuté le jeudi 3 octobre.

En réaction à ce mouvement, un représentant du préfet de Corse a remis en question la pérennité du système actuel de gestion des ports et des aéroports, qui étaient jusqu’à présent gérés par la Chambre de commerce de l’île.

Impact sur les vols et la circulation

France Bleu RCFM a rapporté qu’aucun vol n’était en service au départ ou à l’arrivée de l’aéroport d’Ajaccio et de Bastia en ce jeudi après-midi. Les syndicats ont décidé de laisser atterrir le dernier avion en provenance de Marseille à l’aéroport de Calvi avant de rejoindre le mouvement. Les ports de Bastia et Ajaccio sont également bloqués, tout comme l’aéroport de Figari et le port de Porto-Vecchio.

La compagnie Air Corsica a assuré qu’elle mettait tout en œuvre pour accompagner les passagers affectés par ces perturbations. Cependant, ces blocages ont également des répercussions sur la circulation routière, provoquant d’importants embouteillages à Bastia, avec des temps de parcours rallongés jusqu’à une heure.

« C’est une déclaration de guerre » de l’État

Ce mouvement social intervient après une assemblée houleuse de la Chambre de commerce de Corse à Ajaccio. Lors de cette réunion, le représentant de l’État a exprimé des réserves sur le maintien du dispositif actuel de gestion des ports et des aéroports par la CCI Corse, évoquant un « risque juridique important ».

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Cette remise en question a suscité des réactions vives, notamment de la part de Gilles Simeoni, président autonomiste du conseil exécutif de Corse, qui a qualifié cette situation de « déclaration de guerre » de la part de l’État. Il a affirmé qu’il n’était pas négociable pour lui de laisser des groupes internationaux gérer les infrastructures portuaires et aéroportuaires de Corse.

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