La production des premiers électrons du réacteur EPR de Flamanville a reçu l’approbation de l’Autorité de sûreté nucléaire ce lundi.
La filière nucléaire face à un démarrage tardif
Yves Marignac, porte-parole de l’association négaWatt, met en garde la filière nucléaire contre l’idée d’une sortie de crise avec le démarrage tardif du réacteur EPR de Flamanville. En effet, après 12 ans de retard, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son accord à EDF pour la production des premiers électrons de ce réacteur. Cependant, il est important de souligner que ce réacteur ne produira pas d’électricité avant la fin de l’automne.
Les enjeux de l’EPR de Flamanville
Yves Marignac souligne l’importance de terminer la construction du réacteur EPR de Flamanville malgré les retards accumulés. Il évoque également les évolutions technologiques dans le domaine du nucléaire, notamment en ce qui concerne les petits réacteurs flexibles comme les SMR. De plus, il met en lumière le déploiement rapide des énergies renouvelables par rapport au nucléaire, soulignant ainsi la question de l’obsolescence de cette technologie.
Les déclarations de la ministre démissionnaire Agnès Pannier-Runacher
Les propos de la ministre démissionnaire sur la maîtrise française du nucléaire sont critiqués par Yves Marignac, qui souligne les nombreux retards et surcoûts du chantier de l’EPR de Flamanville. Il met en garde la filière nucléaire contre un excès d’optimisme suite au démarrage de ce réacteur, soulignant les défis structurels auxquels elle doit faire face.
Les questions de sûreté autour du démarrage de l’EPR
La décision de démarrer l’EPR de Flamanville malgré la nécessité de changer le couvercle dans un futur proche soulève des interrogations sur la sûreté de cette installation. Yves Marignac estime qu’il aurait été préférable d’attendre la disponibilité du nouveau couvercle pour éviter la production de déchets radioactifs. Cependant, l’Autorité de sûreté nucléaire a autorisé le démarrage sans attendre cette modification.




