Greeters : guides bénévoles séduisent touristes, irritent professionnels

Reportage



  

    
      
    
      

  

  
    Les "Greeters", ces guides qui font visiter gratuitement leur ville, séduisent les touristes autant qu'ils agacent les professionnels
          Depuis une quinzaine d'années, ces bénévoles font visiter leur quartier gratuitement à des touristes. Des balades d'un nouveau genre qui séduisent certains, mais qui irritent la profession.

Depuis environ quinze ans, un groupe de bénévoles propose des visites guidées gratuites de leur quartier aux touristes. Ces balades atypiques ont réussi à conquérir certains visiteurs, cependant elles suscitent la colère de certains professionnels du secteur touristique.

Les Greeters, des passionnés qui font découvrir leur ville

Cet été, vous avez peut-être eu la chance de rencontrer des Greeters sans même le savoir. Ces bénévoles et habitants passionnés proposent des visites gratuites de leur quartier ou de leur ville. Ce concept, importé des États-Unis il y a environ quinze ans, est de plus en plus populaire en France. Selon la Fédération des Greeters de France, on compte environ 1 700 Greeters recensés, dont près de 300 à Paris.

Une visite guidée pas comme les autres

Sur le Pont Neuf, à proximité de l’Académie française, Françoise emmène une touriste pour une balade de deux heures à la découverte du quartier de Saint-Germain des Prés. Cette ancienne ingénieure devenue Greeter il y a une dizaine d’années aime partager sa passion pour son quartier en faisant découvrir ses endroits préférés. Elle ne se considère pas comme un guide touristique, mais plutôt comme une habitante qui souhaite montrer ce qu’elle aime dans son quartier.

Les touristes apprécient cette approche authentique et passionnée. Pour eux, c’est une façon différente de découvrir la ville, loin des visites guidées traditionnelles. Les Greeters transmettent leur passion et ouvrent de nouvelles perspectives aux visiteurs.

Une concurrence dénoncée par les professionnels du secteur

Cependant, certains professionnels du tourisme, comme Cecyl Tarlier, président de l’association des Guides de France, voient d’un mauvais œil cette concurrence. Selon lui, les Greeters, bien que passionnés, ne possèdent pas les compétences et les connaissances validées et reconnues par des diplômes universitaires, contrairement aux guides officiels. De plus, il pointe du doigt un manque de transparence dans les activités des Greeters, notamment en ce qui concerne les transactions financières.

Les Greeters, de leur côté, affirment ne pas percevoir d’argent directement des visiteurs, mais acceptent les dons qui sont ensuite reversés au fonctionnement de l’association. Pour eux, il s’agit avant tout de partager leur amour pour leur ville et de faire découvrir des lieux méconnus aux touristes.

Retour en haut