Après huit semaines de troubles en Nouvelle-Calédonie, le bilan financier des émeutes s’élève à 2 milliards d’euros selon les estimations de Nicolas Metzdorf.
Député de Nouvelle-Calédonie appelle à l’aide après les violences liées à la réforme constitutionnelle
Nicolas Metzdorf, député loyaliste de Nouvelle-Calédonie, exprime son inquiétude quant aux conséquences des violences déclenchées à la mi-mai par la réforme constitutionnelle sur le dégel du corps électoral pour les élections provinciales. Selon lui, ces émeutes ont entraîné une perte de 20% du PIB en deux mois, soit environ deux milliards d’euros. Face à cette situation économique critique, il en appelle à l’État français pour débloquer des fonds afin de financer les institutions calédoniennes, soulignant que le territoire est actuellement dans l’incapacité de payer ses fonctionnaires.
Nicolas Metzdorf met en lumière les difficultés économiques croissantes en Nouvelle-Calédonie, avec l’augmentation de 20 000 chômeurs en deux mois, ce qui équivaudrait à deux millions de chômeurs supplémentaires en métropole. Il souligne l’urgence d’une intervention de l’État pour sauver la situation. De plus, il critique le retard pris par Emmanuel Macron dans la nomination d’un nouveau Premier ministre, considérant qu’il s’agit d’une course contre-la-montre impossible à remporter.
Situation actuelle en Nouvelle-Calédonie
Nicolas Metzdorf décrit la situation sur place, marquée par la poursuite du couvre-feu. Il estime que tant que l’ordre n’est pas rétabli, il est nécessaire de maintenir ce dispositif. Il souligne que certaines zones sont toujours sous le contrôle des émeutiers, notamment la côte est et une partie du grand Nouméa.
Malgré ces troubles, Nicolas Metzdorf ne considère pas que l’élection d’Emmanuel Tjibaou à l’Assemblée nationale dans la 2ème circonscription soit une conséquence directe de la crise. Il affirme que le discours d’Emmanuel Tjibaou pendant la campagne électorale était en décalage avec celui des émeutiers, le décrivant comme un personnage modéré et progressiste qui a su séduire une partie de l’électorat non-indépendantiste.




