Le 25 avril, l’émission « Complément d’enquête » s’intéresse à la réforme de l’apprentissage, qui représente un coût important pour l’État. De nombreuses écoles privées semblent tirer profit de cette réforme en attirant un nombre croissant d’étudiants, parfois sans se soucier de leur niveau. Pour en avoir le cœur net, l’équipe de « Complément d’enquête » a décidé de mener une enquête au sein du groupe éducatif privé Galileo.
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En 2018, une réforme « open bar » a été mise en place pour favoriser l’apprentissage et lutter contre le chômage des jeunes. Cette réforme, qui a coûté une vingtaine de milliards aux finances publiques l’année dernière, a permis aux bacheliers et aux étudiants d’accéder plus facilement à l’apprentissage. Désormais, c’est l’État qui prend en charge les frais, contrairement aux régions qui étaient auparavant responsables. Cependant, certaines écoles semblent profiter de cette réforme pour augmenter leur nombre d’étudiants et leur chiffre d’affaires, sans toujours faire preuve d’une exigence élevée dans leur processus de sélection.
En théorie, les écoles doivent s’assurer que leurs futurs élèves ont le niveau requis pour suivre les formations, comme le demande l’État pour reconnaître ces formations. Une enquête a été menée sur le leader mondial du secteur, le géant Galileo, pour comprendre comment fonctionne ce processus de sélection. Les équipes de l’émission « Complément d’enquête » ont tenté de tester ce processus en candidatant à une formation en marketing international.
Un processus de sélection étonnant
Lors de ce test, il a été proposé au candidat un « entretien accéléré » à la place du concours d’entrée habituel. Cette méthode permettrait d’éviter d’attendre les résultats du concours, selon la responsable de l’école. L’admission se ferait alors sur étude de dossier. Malgré le fait que la formation soit dispensée en anglais, le niveau de langue requis ne semble pas être très élevé, selon un étudiant de l’école.
Après une brève discussion servant de test de langue, il semblerait qu’un niveau d’anglais équivalent à celui d’un collégien soit suffisant pour être admis. Ainsi, le candidat se retrouve officiellement inscrit en 3ème année de commerce international. Il ne reste plus qu’à régler les frais d’inscription de 800 euros, de préférence le jour même.
Cette réforme de l’apprentissage soulève des questions sur la qualité des formations et des processus de sélection mis en place par certaines écoles. Il est essentiel de veiller à ce que les étudiants bénéficient d’une véritable formation de qualité, en adéquation avec les exigences du marché du travail.




