Recrutement difficile pour les gardes champêtres malgré évolution missions

Reportage



  

  
  

      

  

  
    "On a toujours cette image d'Épinal" : malgré l'évolution de ses missions, le métier de garde champêtre peine à recruter
          D'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, le nombre de gardes champêtres a été divisé par deux en dix ans.

Selon les données fournies par le ministère de l’Intérieur, le nombre de gardes champêtres a subi une diminution de moitié au cours des dix dernières années.

Les Gardes Champêtres : des acteurs méconnus mais essentiels pour les communes

Le métier de garde champêtre, bien que souvent méconnu du grand public, est en réalité très demandé par les communes. Ces professionnels sont désormais présents aussi bien dans les villages que dans les villes. À Rueil-Malmaison, une commune de la région parisienne comptant près de 80 000 habitants, Joffrey effectue des patrouilles depuis cinq ans.

En uniforme bleu marine, coiffé d’un képi et armé d’un pistolet, on pourrait facilement le confondre avec un policier traditionnel. Cependant, l’image d’Épinal du garde champêtre avec son tambour et ses grandes moustaches n’est plus d’actualité. Aujourd’hui, seules des bandes vertes et l’inscription « Garde Champêtre » dans le dos témoignent de sa fonction particulière. Joffrey intervient notamment pour la préservation de l’environnement, en luttant contre les dépôts sauvages en zone urbaine.

« Les gens s’étonnent de me voir en ville »

Lors de ses missions, Joffrey est parfois confronté à des comportements incivils, comme des feux allumés dans des zones naturelles. Il raconte : « Ce qui me fait toujours sourire un peu, c’est que les gens s’étonnent de me voir en ville. » En tant que garde champêtre, il dispose de pouvoirs de police municipale et peut même prêter main-forte à ses collègues si nécessaire. Toutefois, malgré ses compétences et ses responsabilités, le manque de reconnaissance et de statut de chef de service constitue un frein pour ces professionnels.

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Un métier peu attractif mais essentiel

Les gardes champêtres ont de nombreuses missions, mais leur nombre a diminué de moitié au cours des dix dernières années, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Pour Joffrey, ce déclin s’explique en partie par un manque de reconnaissance et de perspectives d’évolution de carrière. Les gardes champêtres gagnent en moyenne entre 1 700 et 2 300 euros par mois, mais le manque de concours pour accéder à cette profession constitue un autre obstacle.

Pourtant, certaines collectivités, y compris de grandes villes comme Montpellier, Boulogne-sur-Mer ou Cergy, ont besoin de gardes champêtres pour assurer la sécurité et la préservation de l’environnement. Dans la communauté de communes Marne-et-Gondoire, à l’est de Paris, Pierre Tebaldini, directeur de cabinet, cherche désespérément à recruter quatre gardes champêtres depuis cinq ans.

Dans le lotissement de Saint-Thibault-des-Vignes, un garde champêtre serait particulièrement utile pour sensibiliser la population à la préservation de l’environnement. Malgré les défis et les obstacles rencontrés, ces professionnels restent indispensables pour assurer la sécurité et la qualité de vie au sein des communes.

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