Le collectif Sandworm, composé de hackers russes hautement qualifiés, a récemment ciblé un moulin produisant de l’électricité. L’incident, bien que de faible ampleur, n’a occasionné que des dommages mineurs.
Une cyberattaque sur une centrale hydro-électrique française
Le 2 mars, une vidéo publiée par des pirates informatiques russes a été repérée par le journal Le Monde. Dans cette vidéo, les hackers revendiquent une attaque sur une centrale hydro-électrique française. Ils ont filmé leur sabotage, montrant une intrusion dans les systèmes informatiques qui leur a permis d’ouvrir des vannes à distance. Cependant, il a été révélé que l’intrusion a en réalité eu lieu dans un petit moulin de la Marne, un site beaucoup moins stratégique et fournissant peu d’électricité.
L’attaque n’a pas causé de dégâts majeurs, l’eau n’ayant monté que d’une vingtaine de centimètres. Les hackers responsables de cette attaque appartiendraient à un groupe d’élite travaillant pour le ministère de la Défense à Moscou, le groupe Sandworm. Ce groupe est dirigé par un espion recherché par le FBI et est connu pour ses attaques sur des installations électriques en Ukraine, son infiltration de la messagerie d’Emmanuel Macron lorsqu’il était candidat, ainsi que sa perturbation des communications lors des JO en Corée du Sud.
En France, les experts se posent des questions sur l’intérêt de diffuser une vidéo montrant une attaque de faible envergure. Selon Damien Bancal, spécialiste de cyberintelligence et fondateur du site Zataz.com, « l’important pour eux, c’est que ce soit diffusé, que la rumeur puisse se répandre ».




