En France, le secteur du bâtiment a connu une année difficile en 2024, avec la fermeture de 8 900 entreprises, un chiffre jamais atteint depuis 2015. Cette situation a eu des répercussions concrètes, comme à Iwuy, dans le Nord, où le chantier de construction d’une école primaire a subi un important retard.
Les 240 élèves de l’école primaire d’Iwuy (Nord) ont eu une mauvaise surprise en cette rentrée : leur école toute neuve est encore en chantier. En effet, l’entreprise chargée du gros œuvre a fait faillite l’an dernier, obligeant les autorités à trouver un nouveau prestataire. Ainsi, les élèves ne pourront pas intégrer leur nouvelle école avant avril au mieux, un retard causé par la crise du bâtiment qui touche de nombreux chantiers publics.
Un retard qui a un coût important pour la commune, alors que les dotations de l’État n’ont pas augmenté depuis 2017. En effet, depuis le début de l’année, 8 900 entreprises du secteur du bâtiment ont mis la clé sous la porte en France, un record depuis 2015. Ce retard a également des conséquences sur d’autres projets, comme celui où l’architecte a dû attendre sept mois avant de voir les ouvriers reprendre le travail. Le maire de la commune tient à ce nouveau bâtiment scolaire, mais assure qu’il n’augmentera pas les impôts pour le financer.
Parmi nos sources, une étude du cabinet Altares sur les défaillances et sauvegardes des entreprises en France au 2e trimestre 2024.




