Moins de trente jours après le passage destructeur du cyclone Chido, l’archipel déjà affaibli doit affronter la tempête tropicale Dikeledi.
Des habitations inondées et un niveau d’eau de plus d’un mètre dans le sud de Mayotte
Le maire de Mamoudzou a signalé dimanche 12 janvier, selon les premiers rapports des pompiers, que des maisons étaient inondées et qu’il y avait déjà un mètre d’eau dans le sud de Mayotte. Le cyclone Dikeledi, rétrogradé en tempête tropicale modérée, a commencé à frapper l’archipel dans la matinée par la pointe nord et pourrait s’intensifier.
Une situation qui se détériore
L’édile, Ambdilwahedou Soumaila, constate une dégradation de la situation avec des rafales de vent et une pluie qui s’intensifie. Il s’inquiète du fait qu’il est annoncé 10 à 12 heures de pluie continue. Certains foyers n’ont pas eu le temps de se réparer depuis le passage du cyclone Chido il y a moins d’un mois. Quant aux autres, leurs bâches ne résistent pas.
Une mobilisation face à la catastrophe
Le village de Mbouini dans le sud de Mayotte est inondé et dévasté, avec des pompiers mobilisés pour intervenir. C’était le seul village épargné par le cyclone Chido. Depuis samedi soir, une quinzaine de centres sont ouverts pour accueillir notamment les habitants des bangas. 6 300 personnes ont passé la nuit dans ces centres, soit presque deux fois plus qu’avant le passage de Chido. Cela montre que la prise de conscience commence à s’installer, selon le maire de Mamoudzou.




