Depuis le début du mois d’août, les discussions entre la direction et les employés sont au point mort, suite au refus des syndicats de valider le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Depuis près de trois mois, des centaines de salariés d’ExxonMobil sont en grève à Port-Jérôme-sur-Seine, près du Havre, en Seine-Maritime. La direction a annoncé en avril dernier son intention de fermer l’activité « chimie » du site, qui emploie 659 personnes, la plupart à Port-Jérôme-sur-Seine. Les négociations avec les syndicats ont été tendues, et en août, ces derniers ont rejeté le plan de sauvegarde de l’emploi proposé par la direction. Ils réclament de meilleures mesures d’accompagnement pour les salariés licenciés. Depuis, le dialogue est au point mort.
Malgré la grève, les salariés se relaient pour surveiller le site, classé Seveso, 24 heures sur 24. Sur les banderoles, on peut lire des messages de protestation contre la fermeture. Certains salariés, comme Cyril, travaillent depuis des décennies chez Exxon et se retrouvent désormais dans l’incertitude quant à leur avenir.
La décision de fermeture est justifiée par la direction d’Exxon par les pertes financières et le manque de compétitivité de l’activité chimie, en raison des prix élevés de l’énergie en France. Le plan de sauvegarde de l’emploi proposé représente 153 millions d’euros, mais les syndicats le jugent insuffisant. Ils dénoncent une politique du chèque qui ne prend pas en compte les conséquences sociales pour les salariés licenciés.
Selon la CGT, près de 3 000 emplois seront directement ou indirectement menacés dans le bassin normand. Des entreprises sous-traitantes dans divers secteurs seront impactées, ce qui pourrait avoir des répercussions importantes sur l’économie locale. La direction d’ExxonMobil présentera son projet à la Direction régionale du travail, faute d’accord avec les syndicats. Le ministère de l’Industrie sortant assure poursuivre les échanges avec toutes les parties concernées pour trouver une issue à cette situation délicate.




