Salaires PME TPE frileuses à augmenter en 2024

Pouvoir d’achat : pour quelles raisons les PME et TPE sont-elles frileuses à l’idée d’augmenter les salaires en 2024 ?
          Avec un début d’année difficile, les petites, les moyennes et les très petites entreprises seront moins nombreuses à augmenter les salaires de leurs employés dans les prochains mois.

En raison des difficultés économiques rencontrées en ce début d’année, il est prévu que moins de petites, moyennes et très petites entreprises décident d’augmenter les salaires de leurs salariés dans les mois à venir.

Les dirigeants de PME et TPE moins enclins à augmenter les salaires en 2024

Moins de deux tiers des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE) envisagent d’augmenter les salaires de leurs employés cette année. En effet, 64% des dirigeants interrogés ont l’intention de le faire, contre 72% à la même période en 2023. Si des augmentations de salaires sont prévues, elles devraient en moyenne atteindre 2,6%. Ces données proviennent du baromètre trimestriel publié par Bpifrance Le Lab et l’institut de conjoncture Rexecode.

Les PME sont confrontées à diverses difficultés. La demande n’est pas au rendez-vous, ce qui entraîne une stagnation de la production. Bien que les trésoreries ne soient pas en mauvaise posture – elles ont même légèrement progressé selon l’enquête – les petits chefs d’entreprise restent prudents face à une conjoncture incertaine. De plus, près de la moitié des PME et TPE en France subissent l’impact des hausses automatiques du salaire minimum, qui tient compte de l’inflation.

Si le rattrapage des bas salaires par l’augmentation du salaire minimum est moins problématique pour les grandes entreprises, il s’avère beaucoup plus compliqué pour les petites structures. En effet, les PME et TPE n’ont pas la même marge de manœuvre pour augmenter les salaires sans impacter leurs marges. Cette situation est accentuée par le renchérissement des coûts du travail suite à la suppression des allègements de cotisations patronales.

La crainte de trop augmenter les prix

Outre la réticence des petits patrons à augmenter les salaires, cela a également un impact sur leur politique de prix. Face à une demande stagnante, les dirigeants de PME et TPE préfèrent ne pas augmenter trop leurs prix de peur de freiner davantage la demande. Cette approche peut contribuer à la désinflation, mais elle souligne la complexité de la situation actuelle.

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