La Fonderie de Bretagne, auparavant affiliée au groupe Renault, conserve ce dernier comme principal client.
« Renault a tout fait pour dégoûter le repreneur potentiel »
Jérôme Dupont, directeur général de la Fonderie de Bretagne, a vivement critiqué Renault pour ses actions depuis fin juillet. La Fonderie de Bretagne, une ancienne filiale de Renault, est menacée de fermeture suite à l’échec des négociations entre le constructeur français et un potentiel repreneur. Face à cette situation préoccupante, plusieurs syndicats tels que la CFE-CGC, la CGT, le Medef, ainsi qu’une vingtaine d’élus bretons ont cosigné une lettre ouverte adressée au Président Emmanuel Macron. Dans cette lettre, ils demandent au Président d’intervenir auprès de Renault afin que le constructeur s’engage à maintenir des commandes pour la Fonderie de Bretagne jusqu’en 2028.
Selon Jérôme Dupont, Renault a cessé de négocier dès le mois d’août en prétextant qu’ils étaient en vacances. Par la suite, le constructeur aurait cherché des excuses pour justifier l’échec des discussions. Il affirme que le repreneur avait malgré tout maintenu son projet, mais que Renault a attendu le dernier moment, juste avant les vacances de Noël, pour annoncer que les discussions avaient échoué.
Cette annonce a été vécue comme un véritable coup dur par les salariés de la Fonderie de Bretagne, d’autant plus qu’elle est intervenue à la veille des fêtes de fin d’année. Jérôme Dupont a exprimé sa consternation face à cette situation, déplorant le manque de transparence et de considération de la part de Renault. Il a également transmis des vœux de Noël au Président de Renault de la part des salariés, en soulignant le contraste entre la période de Noël et la décision brutale de l’entreprise.
Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par l’industrie en France, notamment dans le secteur de l’automobile. Les enjeux économiques et sociaux liés à la fermeture de la Fonderie de Bretagne sont importants, et suscitent l’inquiétude des acteurs locaux et nationaux. La mobilisation des syndicats, des élus et des salariés pour sauver l’usine témoigne de l’importance de maintenir une activité industrielle en France et de protéger les emplois dans ce secteur.




