Le lundi 14 octobre, le procès des habitants ayant accueilli de manière illégale des enfants placés par l’Aide sociale à l’enfance du Nord a débuté à Châteauroux, dans le département de l’Indre. Cinq victimes vont témoigner des mauvais traitements qu’elles ont endurés, parfois sur une longue période. Au total, 18 accusés comparaîtront devant la justice jusqu’à la fin de la semaine.
Le matin du lundi 14 octobre, cinq anciens enfants placés ont fait leur entrée au palais de justice de Châteauroux (Indre) en brandissant des pancartes dénonçant le silence complice des institutions censées les protéger lorsqu’ils étaient mineurs, isolés et confiés à des familles d’accueil défaillantes. Ces cinq victimes attendent beaucoup de ce procès, où ils auront l’occasion de raconter les sévices qu’ils ont endurés pendant des années, allant de travaux forcés à la malnutrition.
Un réseau illégal
Les faits se sont déroulés entre 2010 et 2017. L’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Nord a confié des dizaines d’enfants à une structure qui les a ensuite placés dans des familles de l’Indre, de la Creuse et de la Haute-Loire. Aucune de ces familles n’avait l’agrément requis et aucune n’a été contrôlée par l’ASE. Parmi les 18 accusés, Bruno C. est soupçonné d’avoir organisé ce réseau illégal qui aurait permis aux familles de toucher 630 000 euros d’argent public. Le procès devrait durer jusqu’à vendredi.
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