Les autorités ont constaté lors d’un contrôle que l’accompagnement des personnes en situation de handicap mental pendant leurs vacances était insuffisant.
Des vacances écourtées pour des adultes en situation de handicap mental à Annot
En août, une centaine d’adultes en situation de handicap mental provenant de différentes régions de France ont vu leurs vacances à Annot, dans les Alpes-de-Haute-Provence, être brusquement interrompues par la préfecture. L’association « Cap Évasion » basée à Orléans avait organisé ce séjour estival qui devait durer trois semaines. Cependant, après seulement deux semaines, les autorités ont décidé de mettre fin au séjour et de renvoyer les vacanciers. En effet, un contrôle a révélé que l’encadrement des personnes en situation de handicap mental n’était pas adéquat.
L’association a confirmé la disparition d’un vacancier, rapportée par des témoins. Cet homme aurait quitté le village vacances un soir à 21h30 et n’a été retrouvé que le lendemain à 18h, à deux kilomètres du village, en montagne. Les gendarmes n’ont été informés de sa disparition qu’à 1h30 du matin, selon un témoin.
Une incompréhension liée au handicap
Un autre incident s’est déroulé à la piscine municipale d’Annot, où trois adultes handicapés ont failli se noyer et ont dû être secourus par un maître nageur. Selon un témoin, l’association a souligné le manque de connaissance du handicap de la part des hébergeurs du village vacances et des habitants d’Annot. Cette méconnaissance pourrait expliquer la décision de la préfecture de mettre fin prématurément au séjour, selon le président de l’association.




