Marie-Josèphe Beccaria a propulsé Petit Ours brun et Mimi Cracra au rang de figures emblématiques de la littérature jeunesse. Ces deux personnages ont émerveillé de nombreux enfants à travers les pages de « Pomme d’Api », un journal pour les petits qui ne se contentait pas d’être un simple journal. En effet, pour Beccaria, il était essentiel de proposer aux jeunes lecteurs des histoires captivantes et enrichissantes, tout en veillant à ce que ces dernières soient adaptées à leur âge. Ainsi, elle a su insuffler un vent de fraîcheur dans le monde de la presse jeunesse en offrant des contenus de qualité et en mettant en avant des héros attachants tels que Petit Ours brun et Mimi Cracra.
Mijo Beccaria, créatrice du célèbre magazine pour enfants « Pomme d’Api » et pionnière de la presse jeunesse chez Bayard, est décédée à l’âge de 90 ans, comme l’a annoncé le journal La Croix, appartenant au même groupe. Cette figure emblématique a été saluée pour son rôle de médiateur et de compagnon de lecture, mettant en avant l’importance de la relation avec le lecteur, quel que soit son âge, comme l’a souligné Delphine Saulière, directrice des rédactions jeunesse chez Bayard.
Surnommée Mijo (de son vrai prénom Marie-Josèphe), Beccaria avait cofondé Pomme d’Api en 1966 aux côtés d’Anne-Marie de Besombes, avec qui elle avait eu l’idée du magazine, soutenue par son mari Yves Beccaria. La philosophie du magazine pour les trois à six ans était résumée par son slogan : « Un journal pour les petits n’est pas un petit journal ».
Des personnages emblématiques tels que Petit Ours brun et Mimi Cracra ont vu le jour dans les pages de Pomme d’Api. Les histoires illustrées de ces héros de la littérature jeunesse ont marqué des générations d’enfants. Après Pomme d’Api, Mijo Beccaria a contribué au développement de nombreux autres titres destinés à la jeunesse chez Bayard, tels que Popi, Astrapi, J’aime lire, Okapi et Phosphore.
Entrée au sein du groupe Bayard en 1965, alors connu sous le nom de « Maison de la Bonne Presse » où travaillait déjà son époux, Mijo Beccaria a gravi les échelons pour devenir directrice générale du groupe en 1994, puis membre du directoire. Bayard, détenu par la congrégation religieuse des Augustins de l’Assomption, a connu une évolution significative sous sa direction.
Lors de son départ de Bayard, Mijo Beccaria a laissé un message fort, rappelant l’importance de ne pas oublier les enfants, comme l’ont souligné Pascal Ruffenach, président du directoire du groupe Bayard, et Georges Sanerot, ancien président du directoire, dans les colonnes de La Croix.
Engagée dans la lutte contre les abus sexuels au sein de l’Église, Mijo Beccaria a également contribué à la documentation et au soutien des personnels ecclésiastiques sur cette question sensible. Mère de Laurent Beccaria, fondateur de la maison d’édition Les Arènes, elle laisse derrière elle un héritage important dans le monde de l’édition et de la presse jeunesse.




