Plus de douze mois après les violences survenues à Sainte-Soline dans le département des Deux-Sèvres, un groupe de militants opposés à l’utilisation des réservoirs d’eau pour l’irrigation des cultures s’est rassemblé dans la Vienne, le vendredi 19 juillet. Cependant, leur manifestation a été rapidement interrompue.
Un champ en flammes suite à l’utilisation de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre
Les manifestants anti-bassines ont été repoussés par les autorités le vendredi 19 juillet, laissant derrière eux un champ en feu. Johanne Rabier, porte-parole du mouvement « Bassines non merci », dénonce le danger que cela représente pour leur vie. De leur côté, les forces de l’ordre justifient l’utilisation des gaz lacrymogènes en raison de l’interdiction des manifestations, de la présence de participants masqués se dirigeant vers une usine agroalimentaire et une réserve d’eau malgré les sommations.
Les manifestants se sont repliés
Les manifestants, réclamant un moratoire sur les mégabassines en France, ont été stoppés par la garde républicaine après quelques mètres. Les autorités craignent la présence de black blocs ayant infiltré le mouvement. Les manifestants ont appelé au calme, tandis que la Coordination rurale, favorable aux bassines, s’est également faite entendre. En fin d’après-midi, les opposants ont décidé d’annuler leur manifestation et ont fixé un rendez-vous pour le lendemain afin de poursuivre leur action à La Rochelle (Charente-Maritime).




