Cette semaine, une centaine de joueuses se sont affrontées lors de matchs de détection, où de nombreux recruteurs étaient présents pour observer leur performance. Cet événement a été orchestré par Footsider, une application innovante souvent comparée à un LinkedIn dédié au football féminin. En effet, cette plateforme facilite la mise en relation entre les joueuses et les clubs amateurs et professionnels, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les talents émergents du football féminin.
Dans l’Est parisien, un match opposant deux équipes de séniors féminines vient de se terminer sur une pelouse synthétique recouverte de givre. Cependant, ce qui attire l’attention, c’est la présence d’une trentaine de recruteurs qui ont observé attentivement les joueuses tout au long de la rencontre.
Ces joueuses étaient toutes inscrites sur l’application Footsider, qui met en relation les joueurs et joueuses avec des clubs professionnels et amateurs. Selon Sami Benchebana, responsable sportif chez Footsider, l’application est un mélange entre un site de rencontre et LinkedIn pour le football. Elle compte 150 000 utilisateurs dans les pays francophones et 2 600 clubs inscrits.
Un des recruteurs présents, Amine Bouatra, entraîneur de l’équipe suédoise de Stallarholmen, a profité de l’occasion pour proposer à certaines joueuses de les contacter via Whatsapp pour discuter d’une éventuelle collaboration. Il témoigne du succès de l’application en ayant déjà recruté des joueuses qui ont contribué à la victoire de son équipe en Ligue 3.
Valentine, une défenseure de 26 ans évoluant à Nîmes en D3, a également exprimé son intérêt pour une opportunité à l’étranger. Elle a découvert l’application en ligne et a décidé de s’y abonner pour participer à des détections, malgré le coût mensuel de neuf euros.
Un autre aspect intéressant de cette journée de recrutement est la présence de recruteurs d’universités américaines, comme Lucas Mostajo, qui recrute pour des établissements tels que l’Arizona Western Collège. Il souligne l’intérêt des coachs américains pour les joueuses françaises et européennes, mettant en avant leurs compétences tactiques et techniques.
Les clubs français, qu’ils soient professionnels ou amateurs, ont également répondu présents à cet événement. Le Paris Football Club, par exemple, a envoyé des recruteurs pour observer les joueuses présentes et détecter de nouveaux talents pour leur équipe féminine.
D’autres clubs, tels que le Cosmo Taverny en Régional 1, tentent également de se démarquer malgré des budgets moins importants. Ils proposent un projet sur le long terme pour accompagner les joueuses dans leur progression et les mettre en relation avec d’autres clubs pour les aider à lancer leur carrière.
En fin de compte, cette journée de recrutement a permis aux joueuses de saisir des opportunités et de faire des choix importants pour leur avenir sportif, que ce soit en France ou à l’étranger.




