En seulement une semaine, le nombre de foyers de cette maladie qui affecte les moutons a presque triplé, touchant désormais 22 départements en France.
Une crise sanitaire majeure dans les élevages ovins
Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO), exprime son inquiétude face à l’apparition d’un nouveau variant, le sérotype 8, qui affecte les élevages ovins. Cette situation est décrite comme un véritable séisme sanitaire qui frappe de plein fouet le secteur. En parallèle, le sérotype 3 est également en expansion, amplifiant davantage le problème. Les conséquences pour les exploitants et éleveurs de brebis sont dramatiques, avec des taux de mortalité allant de 10 à 60% pour les troupeaux reproducteurs. La Fédération nationale ovine tire la sonnette d’alarme, soulignant les difficultés rencontrées pour sauver les brebis touchées par ces variantes virales.
Impact sur les éleveurs et la chaîne d’approvisionnement
Les brebis infectées présentent des symptômes graves tels que de la fièvre et une incapacité à se lever, avec une attention particulière portée sur les brebis gestantes qui risquent de perdre leur agneau à l’automne. Les pertes économiques résultant de ces décès sont considérables, car non seulement la brebis est perdue, mais également l’agneau qu’elle aurait dû mettre au monde. La gestion de cette maladie s’avère complexe, avec des difficultés d’approvisionnement en vaccins pour le sérotype 8, en pleine recrudescence.
Concernant la vaccination, Michèle Boudoin souligne la nécessité d’une action rapide et collective, à l’échelle européenne, pour lutter efficacement contre ces maladies virales. Les délais d’efficacité du vaccin sont également un enjeu majeur, avec un temps d’attente de 39 jours avant de constater les effets sur les troupeaux. Les éleveurs de brebis réclament un soutien fort des autorités françaises pour faire face aux pertes subies.
Malgré les difficultés, l’éleveuse reste optimiste quant à la possibilité de fournir des agneaux pour Noël, malgré la propagation limitée des sérotypes dans certains départements. Cependant, des perturbations sont à prévoir tout au long de l’année 2025 sur la chaîne d’approvisionnement, mettant en lumière l’importance d’une action rapide et coordonnée pour protéger les élevages ovins en France.




