Entreprises verdissement flotte avec véhicules agréables à conduire

"Ce sont des véhicules agréables à conduire" : quand les entreprises jouent le jeu du verdissement de leur flotte automobile
          L'Assemblée nationale examine mardi une proposition de loi pour contraindre plus fortement les plus grosses entreprises à convertir leur parc automobile pour des véhicules dits "propres". Même si elles restent rares, celles qui ont déjà accepté de jouer le jeu en tirent un bilan positif.

Mardi, l’Assemblée nationale étudie une proposition de loi visant à inciter davantage les grandes entreprises à moderniser leur flotte de véhicules en faveur de véhicules écologiques. Bien que ces entreprises soient encore peu nombreuses à avoir adhéré à cette démarche, celles qui l’ont fait en dressent un bilan favorable.

Les entreprises françaises réticentes à l’électrification de leur flotte de véhicules

Selon l’ONG Transport & Environnement, six grandes entreprises françaises sur dix ne respectent pas les obligations d’électrification de leur flotte de véhicules. Face à ce constat, le député Renaissance Damien Adam a proposé une loi visant à renforcer les mesures existantes. En effet, depuis le 1er janvier 2024, les entreprises disposant d’au moins 100 véhicules doivent effectuer 20% de leurs commandes automobiles pour des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Des sanctions pour les entreprises récalcitrantes

Afin de lutter contre les entreprises réticentes, la proposition de loi du député prévoit l’introduction de sanctions. Une amende administrative pouvant aller jusqu’à 5 000 euros par véhicule à faibles émissions manquant pour atteindre l’objectif est notamment envisagée. Cependant, certaines entreprises, comme Spie, montrent qu’il est possible de verdir leur flotte de véhicules tout en en tirant des bénéfices.

À LIRE  Incertitude politique inquiète le gouverneur de la banque de FranceLe gouverneur de la banque de France, François Villeroy de Galhau, exprime ses inquiétudes concernant l'impact du contexte politique actuel sur l'économie. Il met en garde contre les conséquences d'un creusement des déficits et appelle à la prudence.Suite à la victoire du Nouveau Front populaire aux élections législatives, Villeroy de Galhau souligne également l'importance de ne pas augmenter les charges des entreprises. Il met en avant la nécessité de maintenir un environnement économique stable et compétitif pour assurer la croissance et la prospérité du pays.Dans ce climat d'incertitude, le gouverneur de la banque de France appelle à la responsabilité et à la prudence, afin de préserver la stabilité financière et de favoriser un développement économique durable. Il insiste sur l'importance de prendre des décisions éclairées et réfléchies pour éviter les risques potentiels et assurer la pérennité de l'économie française.

« Ça fait sens » : l’exemple de Spie

Chez Spie, spécialiste de l’ingénierie électrique et climatique, plus d’un millier des 10 000 véhicules de sa flotte roulent à l’électrique. Simon Coutel, directeur opérationnel Île-de-France de Spie CityNetworks, témoigne de son expérience positive avec un véhicule « propre ». Pour lui, l’électrification de la flotte est cohérente avec le métier de l’entreprise et les véhicules électriques sont agréables à conduire.

Le principal frein à cette transition reste les délais de livraison, comme l’explique Isabelle Lambert, directrice développement durable du groupe Spie. Malgré cela, les bénéfices sont bien présents, avec des économies sur le carburant et une baisse de l’empreinte carbone. Léo Larivière, de l’ONG Transport & Environnement, souligne l’importance de l’engagement des entreprises dans l’électrification de leur flotte pour réduire les émissions de CO2 du secteur automobile.

En mettant en place ces mesures, les entreprises peuvent contribuer à réduire les émissions de CO2 de 40 millions de tonnes en dix ans, selon l’ONG.

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