Baisse des taux directeurs : relance du marché immobilier en vue ?

Pouvoir d'achat : la baisse des taux directeurs peut-elle faire repartir le marché de l’immobilier ?
          Il semble désormais acquis que la Banque centrale américaine (Fed) va annoncer mercredi à la mi-journée sa première baisse des taux d'intérêt directeurs depuis 2020, de quoi encourager certains emprunteurs à se lancer dans des projets immobiliers.

Il est maintenant certain que la Banque centrale américaine (Fed) va annoncer une baisse des taux d’intérêt directeurs mercredi à midi, ce qui pourrait inciter certains emprunteurs à se lancer dans des projets immobiliers.

La décision de la Fed et ses impacts sur le marché immobilier

C’est un événement important qui se prépare aux États-Unis : la Fed, la Banque centrale américaine, doit prendre une décision décisive concernant la baisse de ses taux. La semaine précédente, la Banque centrale européenne avait déjà pris une mesure similaire. Cette décision devrait avoir un impact positif sur le marché de l’immobilier.

En effet, une diminution des taux d’intérêt stimule l’économie en général. En permettant aux ménages et aux entreprises d’emprunter à des taux plus bas, cela les encourage à concrétiser des projets, à investir et à faciliter l’accès au marché pour des emprunteurs qui ne disposaient pas de ressources suffisantes.

Ces derniers mois, le marché immobilier était en berne. Les ménages préféraient repousser leurs projets de déménagement, d’agrandissement ou d’achat, tandis que les vendeurs refusaient de baisser les prix. Tout le monde était dans l’attente. Cependant, grâce à la baisse des taux, les transactions repartent doucement après une période morose. Les taux d’emprunt sont passés de plus de 4 % à 3,8% en moyenne sur 20 ans. Si la BCE maintient sa politique d’assouplissement monétaire et décide d’une nouvelle baisse d’ici la fin de l’année, on pourrait même voir des taux à 3% sur 20 ans pour les meilleurs dossiers d’ici fin 2024. Dans ce contexte, les banques cherchent à attirer les clients en se montrant plus flexibles, ce qui se traduit par une augmentation du nombre de crédits accordés.

L’alerte du secteur du bâtiment

En revanche, le secteur de la construction continue de souffrir. Le retard est conséquent, avec une baisse de plus de 20% du nombre de mises en chantier en 2024 selon la Fédération française du bâtiment. De plus, le nombre de permis accordés a diminué de 12%, ce qui inquiète les professionnels du secteur. Avec seulement 260 000 logements construits cette année, le secteur se retrouve à un niveau proche de celui des années 50. Il est donc peu probable que les tensions sur le marché immobilier se résorbent rapidement.

Face à cette situation, les professionnels du secteur attendent des mesures de soutien de la part du futur gouvernement, notamment en matière de fiscalité. Ils réclament le rétablissement du PTZ, le prêt à taux zéro universel, ou la mise en place d’un prêt à taux réduit sur le même principe, avec des différés de remboursement prolongés, ainsi que le maintien du dispositif Pinel pour encourager les investissements locatifs.

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Cependant, il est peu probable que leurs demandes soient satisfaites compte tenu du déficit budgétaire. En attendant le projet de budget 2025, il semble que le futur gouvernement soit plus enclin à augmenter les impôts plutôt qu’à créer ou maintenir des avantages fiscaux.

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