La fermeture prochaine de l’usine Poulain met en péril plus d’une centaine de postes de travail. Les salariés sont inquiets quant à leur avenir professionnel, alors que la production de l’usine est sur le point de s’arrêter. Les familles des employés sont également affectées par cette situation, craignant pour la stabilité financière de leur foyer. La fermeture de l’usine représente un coup dur pour la région, qui risque de perdre un acteur majeur de l’emploi local. Les autorités locales tentent de trouver des solutions pour limiter l’impact social de cette fermeture brutale.
À deux jours du second tour des élections législatives
À l’approche du second tour des élections législatives, la question politique semble reléguée au second plan pour certains, qui se concentrent davantage sur des enjeux personnels. C’est notamment le cas des salariés de l’usine Poulain à Blois, qui se retrouvent confrontés à la fermeture imminente de l’usine, laissant 109 personnes sans emploi.
À la sortie de l’usine Poulain, imprégnée de l’odeur de cacao, la plupart des salariés préfèrent éviter le sujet politique : « Je n’ai pas la tête aux élections », déclare l’un d’eux. Pour eux, les élections semblent bien lointaines, face à la perspective de la fermeture de l’entreprise, véritable fierté locale depuis plus de 170 ans. C’est le cas de Cédric, qui travaille dans la fabrication de chocolat depuis 30 ans et avoue son indécision quant à son vote au second tour : « Franchement, je suis perdu. D’un côté comme de l’autre, c’est que des magouilles, des arrangements entre eux. Je me déciderai au dernier moment. C’est vrai que le côté extrême droite, ça fait un peu peur quand même. Et d’un autre côté, vu ce qu’on a connu ces dernières années, je n’ai jamais vu autant de personnes dans les rues pour manifester leur colère. »
« Pour moi, ils ne changeront rien »
Dans la première circonscription du Loir-et-Cher, le second tour se joue entre la candidate du Rassemblement national, Marine Bardet, et l’actuel ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, pour la majorité présidentielle. Malgré le dégoût et le désarroi des salariés face à la fermeture prévue de l’usine, beaucoup ne parviennent pas à établir de lien avec les élections à venir. C’est ce que confirme Manu, responsable logistique depuis 5 ans : « Mon travail est complètement dissocié des élections. Alors oui, il y a de la colère, il y a de la rancœur mais rien n’est lié avec les élections. Pour moi, ils ne changeront rien. »
Ici, on ne parle pas politique, affirment les représentants du syndicat Force ouvrière, Frédéric et Pascal. Ils soulignent que leur priorité est la préservation des emplois liés à la marque Poulain, et que la situation de l’usine n’a aucun impact sur leur choix de vote pour les élections. Daniel, opérateur chez Poulain depuis une trentaine d’années, constate une augmentation des dépenses en raison de l’inflation. Il prévoit de voter pour le RN dimanche, pour des raisons personnelles distinctes de son travail : « Quand on voit tout ce qui se passe à la télé, avec les trafics de drogue et tout ça, arrivé à un moment, il faut assumer les conneries que tu fais… » Les négociations pour un plan de sauvegarde de l’emploi sont en cours, et les salariés de Poulain devront attendre les prochaines semaines pour en savoir plus. Au premier tour, le RN est arrivé en tête, mais avec une avance minime sur le camp présidentiel.




